« CURRY WESTERN » : QUAND LE MASSALA DÉTONNE TOTALEMENT AUX SPAGHETTIS

« CURRY WESTERN » : QUAND LE MASSALA DÉTONNE TOTALEMENT AUX SPAGHETTIS
« CURRY WESTERN » : QUAND LE MASSALA DÉTONNE TOTALEMENT AUX SPAGHETTIS
« CURRY WESTERN » : QUAND LE MASSALA DÉTONNE TOTALEMENT AUX SPAGHETTIS

« CURRY WESTERN » : QUAND LE MASSALA DÉTONNE TOTALEMENT AUX SPAGHETTIS

Tourné principalement en Inde, « Curry Western » est un incroyable mélange de genres cinématographiques. De Bollywood aux règlements de compte sous le soleil couchant, des plats épicés aux chèvres, les allusions ne manquent pas dans cette histoire originale.


Sheela vit depuis très longtemps en Angleterre. Elle a grandi, s’est formée et a trouvé l’amour au Royaume-Unis. Un jour, un appel la bouleversa, car elle apprit que son père est mort soudainement et brutalement par… un tigre. Surprise par sa disparition malgré la haine qu’elle éprouve pour lui, avec son mari, ils décidèrent de se rendre au sein de son village afin de vendre son héritage. Sur place, leur accueil s’avère être une catastrophe suite à la rencontre d’un hippie blanc extrémiste habitant dans le lieu du défunt père de Sheela… Ne voulant pas lâcher « sa » propriété, le trio va rapidement entrer en guerre des mots et des lois pour savoir qui a raison…

Le cinéaste indo-romand Kamal Musale fait partie de la génération appréciant les différents genres de films. Qu’il s’agisse de ceux avec le Suisse Bruno Ganz (« The Party ») ou des grosses productions Bollywood comme « Happy New Year », ses inspirations sont diverses et variées et cela se ressent déjà au niveau du titre de sa réalisation, mais également tout au long de l’histoire. Celle-ci est d’ailleurs très mouvementée tant par rapport aux relations entre les protagonistes que des lieux géographiques.

Toutefois, Kamal Musale n’est pas seulement un metteur en scène de long-métrages. Polyvalent, car il peut être autant réalisateur que scénariste, il apprécie beaucoup aussi les documentaires à l’exemple de « Millions Can Walk » sortit en 2014 et ayant eu son succès dans les salles grâce au sujet social indien dénoncé et filmé avec efficacité.

Cette fois-ci, pourtant, « Curry Western » est une pure fiction. Certes, le fond de l’histoire demeure réel et peut toucher tout le monde, mais l’intrigue ne peut se comparer avec la réalité.

Dans le but de rendre l’histoire plus intéressante, la fiction fut tournée principalement dans l’état du Karnataka en Inde, lieu d’origine du personnage de « Sheela ». En fait, l’équipe s’installa à proximité du fameux temple hindou Virupakasha pour différentes raisons. Notamment afin de profiter du cadre, mais aussi parce que l’endroit donnait clairement l’impression de ressembler à un western américain. Un élément important et bien mis en avant quant à l’intrigue.

« Curry Western » prouve que le cinéma suisse a encore de la ressource.

L’autre plus-value de « Curry Western » se situe au niveau des présences féminines derrière et devant les caméras. En commençant par l’actrice principale Gia Sandhu (« L’Ombre d’Emily ») qui incarne son rôle avec une certaine détermination, notamment par son jeu légèrement surjoué. Son comparse canadien Christopher Shyer (« Blue Bloods ») offre également une interprétation plutôt dynamique. Toutefois, les femmes demeurent surtout présentes dans les coulisses. À l’exemple de la bande-son composée par les Romandes Laurence Crevoisier et Annick Rody. Il en va de même pour l’équipe technique, qu’il s’agisse du maquillage ou de la réalisation des effets spéciaux.

En définitive, « Curry Western » prouve que le cinéma suisse a encore de la ressource. Entre autres, grâce aux nouvelles générations se diversifiant davantage au niveau des genres cinématographiques et n’hésitant pas à tourner loin des monts aux vaux suisses.

S’adressant à un public très curieux, « Curry Western » est soigné, original et divertissant. Sortant des clichés des westerns et films Bollywood, il permet de passer un bon moment entre ami-e-s.

Curry Western
CH, UK, IND   –   2018   –   106 Min.    

Comedy

Réalisateur: Kamal Musale

Acteur: Sylvain Reymond, Rekha Musale, Gia Sandhu, Christopher Shyer
Louise

4.0 NOTE FINALE

Laurent Billeter  /  Critiques de films /www.daily-movies.ch

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