De Vertou, elle rejoint l’Inde pour aider la cause féminine

De Vertou, elle rejoint l’Inde pour aider la cause féminine

De Vertou, elle rejoint l’Inde pour aider la cause féminine

De Vertou, elle rejoint l’Inde pour aider la cause féminine

A 21 ans, Lisa Morisseau a décidé de faire une pause dans ses études. Elle est partie en Inde aider les femmes. Son premier objectif : l’achat de machines à coudre.

Lisa Morisseau oeuvre pour l’ONG Sambhali avec plusieurs autres femmes occidentales (@Lisa Morisseau).

Altruiste, la jeune femme est sortie de son confort occidental. Une licence de langues en anglais et espagnol (langues littératures et civilisations étrangères) en poche, elle a décidé de rejoindre l’Inde avant de tenter l’année prochaine les concours d’école de journalisme.

« Ça faisait longtemps que je souhaitais aller en Inde, lance-t-elle. C’est un pays qui me fascinait en raison de ces couleurs, ces fêtes, ces paysages… Petite, je l’imaginais comme le pays des mille et une nuits, avec l’élégance de ses saris, son architecture majestueuse. Mais je savais que la réalité était plus obscure en particulier la condition des femmes. J’ai donc voulu tenter de comprendre ce pays si divers et si complexe où se côtoient les contrastes entre les castes, les religions, le mode de vie des hommes et des femmes« .

Aider les plus démunies

Direction le Rajasthan pendant 5 mois. « Mes recherches de volontariat se sont très vite orientées sur une mission qui venaient en aide aux femmes indiennes les plus démunies« , raconte-t-elle. S’orientant vers un service civique, elle préfère finalement ne pas être rémunérée pour s’investir dans « un projet qui avait du sens pour moi ». « Les missions de service civique ne me parlaient pas », témoigne-t-elle.

Pour beaucoup de femmes indiennes, il leur est souvent impossible d’être financièrement indépendantes. (©Lisa Morisseau)
Grâce au service volontaire international, elle prend contact avec Sambhali, association à but non lucratif créée en 2007, lutte contre les discriminations de genre, de classe et de caste, dont sont victimes au quotidien les femmes et les enfants. Cette ONG agit dans les quartiers défavorisés de Jodhpur ainsi que dans le village de Setrawa. Le principal objectif de la structure est « de promouvoir l’estime de soi et l’indépendance économique des jeunes filles et femmes désavantagées dans la société indienne ».

1 femme sur 2 inalphabète

Dans cette région située dans le désert du Thar, au nord-ouest de l’Inde, le taux d’alphabétisation est de 79% pour les hommes contre 52% des femmes. Un écart supérieur à la moyenne en Inde : hommes (81%) et femmes (64%). « Les femmes indiennes n’auront d’existence sociale au cours de leurs vies qu’au travers des hommes de leurs familles : le père d’abord puis leur mari. Ainsi, il leur est souvent impossible d’être financièrement indépendantes, explique Lisa Morisseau. Les femmes sont perçues comme un fardeau : avoir une fille est considéré comme une charge financière et un mauvais investissement, d’une part en raison des dots qui ont toujours cours bien qu’interdites depuis 1961, d’autre part car elle n’apportera rien une fois mariée. Les conséquences sont diverses : infanticides, avortements, mauvais traitements. Il manquerait aujourd’hui environ 60 millions de femmes en Inde ».

actu.fr

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